Pourquoi ma peinture fait des bulles après application ?

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Le 12 octobre 2025
Pourquoi ma peinture fait des bulles après application ?
Découvrez pourquoi votre peinture fait des bulles : humidité, mauvaise préparation. Solutions pour réparer sans tout recommencer

Vous venez de terminer vos travaux de peinture et voilà que des bulles disgracieuses apparaissent sur vos murs fraîchement repeints. Cette situation frustrante touche de nombreux bricoleurs et même certains professionnels mal informés. Les causes de ce phénomène sont multiples : humidité excessive, mauvaise préparation du support ou conditions d'application inadéquates. Forte de ses années d'expérience dans la région de Nivelles, La Boîte à Pinceaux vous aide à comprendre et résoudre ce problème courant qui peut compromettre l'esthétique et la durabilité de vos finitions.

  • Contrôlez impérativement l'humidité du support : bois <12%, béton <4%, plâtre <1% (mesures au hygromètre radiofréquence pour une précision optimale)
  • N'utilisez jamais une peinture de plus d'un an et vérifiez la compatibilité des types de peinture (évitez absolument d'appliquer de l'alkyde sur du latex)
  • Respectez un temps d'évaporation entre couches et évitez les couches épaisses qui emprisonnent les solvants
  • Pour les réparations, privilégiez le décapage thermique par zones de 10x10 cm avec pistolet réglé entre 300-550°C selon le type de peinture

Les principales causes expliquant pourquoi votre peinture fait des bulles

Lorsque votre peinture fait des bulles, plusieurs facteurs peuvent être en cause. L'humidité représente le coupable numéro un : au-delà de 70% d'humidité relative, les risques de formation de bulles augmentent considérablement. Cette humidité peut provenir du support lui-même, comme un mur insuffisamment sec après des travaux d'enduit, ou de l'environnement ambiant lors de l'application.

Les conditions de température jouent également un rôle crucial. Une application en dehors de la fourchette optimale de 15 à 25°C compromet le processus de séchage. En dessous de 15°C, la peinture sèche trop lentement et l'humidité s'accumule. Au-delà de 25°C, le séchage s'accélère excessivement, emprisonnant les solvants sous la surface durcie.

La préparation insuffisante du support constitue une erreur fréquente. Peindre sur une surface poussiéreuse, grasse ou humide crée une barrière invisible entre le support et la peinture. Imaginez appliquer un autocollant sur une surface sale : il ne tiendra pas correctement. C'est exactement ce qui se passe avec votre peinture, créant des poches d'air ou d'eau qui forment les bulles.

L'incompatibilité entre types de peintures représente une cause méconnue mais fréquente de bullage. Ne jamais appliquer de peinture à base d'huile ou alkyde sur une peinture latex existante (les solvants de l'alkyde attaquent la base latex). De même, évitez les mélanges de peintures utilisant des solvants différents comme le xylène et le white spirit. Enfin, la durée de vie de vos peintures joue un rôle critique : ne jamais utiliser une peinture de plus d'un an car elle devient plus propice à la formation de bulles et perd progressivement ses propriétés d'adhérence.

À noter : Un pot de peinture entamé se conserve maximum 6 mois s'il est parfaitement refermé et stocké à l'abri du gel. Au-delà, les résines se dégradent et l'émulsion devient instable, multipliant par 3 le risque de bullage lors de l'application.

Diagnostic précis selon le moment où la peinture fait des bulles

Bulles apparaissant pendant l'application : les signaux d'alerte immédiats

Si votre peinture fait des bulles dès l'application, plusieurs erreurs techniques sont probablement en cause. L'agitation excessive du pot de peinture introduit des bulles d'air qui remontent ensuite à la surface. Laissez toujours reposer votre peinture quelques minutes après l'avoir mélangée.

Le choix inadapté du rouleau représente une cause fréquente de bullage immédiat. Un rouleau mousse convient aux surfaces parfaitement lisses, tandis que les surfaces rugueuses nécessitent des poils longs pour épouser les aspérités. Plus précisément, suivez le standard professionnel : poils courts (6-10 mm) pour surfaces lisses, poils moyens (12-14 mm) pour surfaces légèrement rugueuses, et poils longs (18-20 mm) pour surfaces très rugueuses. L'application de couches trop épaisses empêche également l'évaporation correcte des solvants, créant des microbulles qui grossissent progressivement. Respectez impérativement les temps d'évaporation entre couches (minimum 4 heures pour les acryliques, 24 heures pour les glycéros) pour éviter l'emprisonnement des solvants qui générerait un microbullage différé.

Bulles différées : quand le problème surgit après séchage

Plus sournois, le bullage différé apparaît entre 24 heures et plusieurs mois après l'application. Ce phénomène révèle généralement des problèmes d'humidité profonde ou des remontées capillaires. Un test simple permet de diagnostiquer ce problème : fixez une feuille plastique pendant 24 heures sur le mur suspect. La présence de condensation sous le plastique confirme un excès d'humidité.

Les problèmes d'évaporation des solvants constituent une autre cause majeure. Lorsque les conditions ambiantes ne permettent pas une évaporation correcte, les solvants restent piégés sous la couche superficielle durcie. Avec le temps, ces poches de solvant créent une pression qui soulève le film de peinture, formant des bulles caractéristiques.

Techniques professionnelles pour réparer sans tout recommencer

Avant toute réparation, évaluez la profondeur des bulles. Les bulles superficielles n'affectent que la couche de finition, tandis que les bulles profondes atteignent le substrat et nécessitent un traitement plus radical. Cette distinction détermine l'ampleur des travaux nécessaires.

Pour les réparations localisées, procédez par zones de 10x10 cm pour éviter les démarcations visibles. Utilisez une lame à enduire pour égrener délicatement les zones cloquées. Le ponçage s'effectue en deux temps : d'abord avec un grain moyen pour éliminer les irrégularités, puis avec un grain fin pour uniformiser la surface. Cette méthode progressive garantit un raccord invisible après la nouvelle application. Pour les surfaces très abîmées, le décapage thermique par petites zones de 10x10 cm constitue une alternative efficace au grattage manuel : réglez votre pistolet thermique entre 300-400°C pour la peinture acrylique ou 450-550°C pour la peinture glycéro, en maintenant l'outil à 5 cm du support pour éviter de brûler le matériau.

L'application d'une sous-couche d'accroche après grattage reste obligatoire pour assurer l'adhérence de la nouvelle peinture. Respectez impérativement un temps de séchage minimum de 24 heures entre la sous-couche et la finition. Pour les bulles profondes causées par l'humidité, traitez d'abord la source du problème avant toute réparation, au risque de voir le phénomène se reproduire.

  • Grattage méticuleux des zones affectées avec une lame appropriée
  • Ponçage progressif du grain 120 au grain 240
  • Application d'une sous-couche adaptée au support
  • Respect strict des temps de séchage entre chaque étape
  • Finition avec la peinture d'origine ou compatible

Conseil pratique : Pour tester la compatibilité entre l'ancienne et la nouvelle peinture, appliquez un échantillon sur une zone discrète de 20x20 cm. Attendez 48 heures : si aucune réaction (plissement, décollement, bulles) n'apparaît, la compatibilité est confirmée. Cette précaution simple vous évite de ruiner l'ensemble de votre surface.

Prévention efficace pour que votre peinture ne fasse plus jamais de bulles

La prévention commence par le contrôle rigoureux du taux d'humidité. Les valeurs limites précises par matériau sont : bois <12%, béton <4%, plâtre <1% pour éviter tout risque de bullage. Un humidimètre professionnel vous permet de vérifier ces valeurs avec précision, mais privilégiez l'humidimètre radiofréquence qui mesure sur 20-40mm de profondeur sans perçage (précision ±2%). Complétez avec un hygromètre pour mesurer l'humidité de l'air ambiant. Sans ces outils, le test de la goutte d'eau reste indicatif : si l'eau est absorbée en moins de 5 minutes, la porosité convient généralement pour peindre.

Les conditions d'application optimales requièrent une température entre 15 et 25°C avec une humidité ambiante comprise entre 40 et 60%. Dans les pièces humides comme les salles de bain, l'installation d'un extracteur d'air d'au moins 25m³/h prévient efficacement l'accumulation d'humidité. Pour une solution définitive, envisagez une VMC simple flux (à partir de 1700€ installation comprise) et maintenez une ventilation post-douche minimum 30 minutes après utilisation. Pour les surfaces extérieures exposées aux intempéries, privilégiez les peintures microporeuses qui permettent l'évacuation naturelle de l'humidité tout en protégeant le support.

Le respect des temps de séchage entre l'enduit et la peinture reste crucial. Un enduit de rebouchage plâtre nécessite 24 à 48 heures de séchage complet, tandis qu'un enduit monocouche ciment demande jusqu'à 72 heures. L'enduit de lissage acrylique requiert 2-4h de séchage superficiel mais 12-24h de séchage complet avant peinture. Pour l'enduit pâte prêt à l'emploi, comptez 24 à 48h minimum avant d'appliquer votre peinture. Ces délais peuvent paraître longs, mais ils garantissent l'absence d'humidité résiduelle susceptible de créer des bulles.

Face à ces défis techniques, faire appel à des professionnels expérimentés comme La Boîte à Pinceaux vous garantit des finitions durables et esthétiques. Notre équipe maîtrise parfaitement les conditions d'application optimales et dispose des outils de mesure nécessaires pour prévenir tout risque de bullage. Basés à Nivelles, nous intervenons dans toute la région pour vos projets de peinture intérieure et extérieure, en apportant notre expertise technique et notre savoir-faire artisanal pour des résultats impeccables qui résistent au temps.